
Depuis toute petite, je vis entourée
de chiens. J'ai grandi aux côtés d'un colley et les chiens de
berger ont toujours eu ma préférence. J'aurais sans doute continué
à avoir des colleys pour compagnons si le destin ne s'en était
pas mêlé...
En avril 2004, je lis sur internet une
annonce proposant à l'adoption Udine, une jeune groenendael
de 9 mois. Je ne connais rien au berger belge et comme l'annonce
ne comporte pas de photo, je dois faire des recherches pour
savoir à quoi ressemble un groenendael. Le web regorge
de chiens à placer, pourquoi cette annonce m'a-t-elle
interpelée plus que les autres ? Aujourd'hui encore,
je ne peux l'expliquer. A l'époque, une seule chose était
sûre : mais sans l'avoir jamais vue, je savais qu'Udine
serait la chienne de ma vie.
Comme
je l'avais prédit, ce fut le coup de foudre immédiat
: Udine m'accorde d'emblée une confiance infinie et nous tissons
des liens très forts. Ce que je n'avais pas prédit,
c'est que le caractère extraordinaire de ma petite louve
noire allait me donner le virus du berger belge. L'histoire
est ensuite la même que celle de beaucoup d'autres passionnés
: un noir, puis un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième...
Et l'aventure de l'élevage commence !
En juin 2009, Udine est gestante et je
souhaite garder une de ses filles. Quelle déception de voir
que sur 10 chiots, il n'y a que 3 femelles qui sont toutes...
fauves (donc tervueren) ! Mais - malgré la couleur qui
n'est pas celle que je désire initialement - ces chiots
présentent les qualités indispensables à
la race : de beaux chiots, au caractère stable, parfaits
pour la vie de famille et capables de s'illustrer dans les différents
sports canins. Je choisis de privilégier le caractère
au critère de couleur et, après bien des tergiversations,
le Tervueren fait son entrée aux Légendes Lorraines.
Faire
naître des chiots et les éveiller au monde n'est
pas ma seule passion. Je m'intéresse également
au bien-être du chien en général, à
la relation qu'il établit avec l'homme et à la
place qu'il occupe au sein de la famille. C'est dans cette optique
que je me forme au métier de comportementaliste en 2009.
Egalement
monitrice d'éducation canine, je pratique (ou ai pratiqué)
différentes disciplines sportives canines : pistage français,
agility, ring, obéissance, flyball. Mes chiens y ont
montré de réelles aptitudes et ont obtenu d'excellents
résultats en concours compte-tenu du peu d'assiduité
que nous avons aux entraînements. En effet, je n'ai pas
la "championnite aigue" : je préfère
m'asseoir au milieu de nulle part et admirer avec eux un coucher
de soleil qui baigne la nature de ses rayons orangés
; je préfère les regarder galoper à perdre
haleine en soulevant des gerbes d'herbes ; je préfère
les contempler vire-voltant dans leurs jeux interminables. La
véritable complicité avec son chien ne se situe
pas dans un conditionnement qu'on lui impose, mais dans une
relation basée sur le respect mutuel.